Accès aux études de santé à Besançon : tout sur le concours LAS

Accès aux études de santé à Besançon : tout sur le concours LAS

Vous souvenez-vous de l’époque où tout se jouait en une seule année, dans une seule salle d’examen, sur une seule feuille ? La PACES, ce parcours aux allures de marathon sans filet, a disparu des écrans radar à Besançon comme ailleurs. Aujourd’hui, le système s’est assoupli, mais pas relâché : il exige davantage de stratégie, de constance et de projection. La bonne nouvelle ? Il offre plusieurs chemins. Le moins connu, souvent sous-estimé, c’est celui de la LAS. Et c’est précisément ce que je vous propose d’explorer ici.

Comprendre les spécificités de la Licence Accès Santé à Besançon

Contrairement à la PASS, la LAS n’est pas un cursus exclusivement dédié aux études de santé. Elle s’inscrit dans une licence classique - Droit, Biologie, STAPS, etc. - et intègre une mineure santé, qui représente environ 25 % des enseignements. Ce double enjeu est aussi son atout : pour réussir, il faut valider à la fois les crédits de sa majeure (75 % du volume horaire) et ceux de la mineure. Échouer en licence, c’est éliminé. Réussir les deux ? C’est ouvrir la porte au concours d’entrée en deuxième année des filières MMOPK.

Le fonctionnement de la majeure et de la mineure santé

L’étudiant en LAS suit les cours de sa licence de rattachement au même titre que ses camarades, tout en suivant en parallèle les enseignements en santé dispensés à l’UFR Sciences de la Santé. La validation de l’année dépend donc de l’obtention des 60 crédits ECTS, répartis entre les deux blocs. Pour optimiser ses chances, anticiper les difficultés et structurer son travail dès la rentrée est primordial. Pour multiplier ses chances face à la sélectivité de l’université, s'appuyer sur un accompagnement dédié pour le parcours LAS s'avère stratégique.

🎓 Licence📍 Lieu des cours (majeure)⏱️ Volume mineure santé
Licence BiologieBouloie~120 h/an
Licence DroitBouloie~100 h/an
Licence STAPSHauts-du-Chazal~110 h/an
Licence ChimieBouloie~120 h/an

Les modalités du concours LAS : épreuves et sélection

Accès aux études de santé à Besançon : tout sur le concours LAS

À l’issue de l’année, les étudiants sont classés selon une combinaison de leurs notes dans la mineure santé et dans leur majeure. Ce classement national détermine l’accès aux filières MMOPK - Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie et Kinésithérapie - selon un principe de numerus apertus. Concrètement, un nombre défini de places est réservé aux étudiants de LAS chaque année, sur la base des besoins régionaux en professionnels de santé.

L'accès aux filières MMOPK

Le classement final tient compte des moyennes obtenues dans les UE de santé (évaluées par des QCM et des devoirs surveillés), ainsi que des notes de la licence. Ce système valorise la régularité et la performance globale, pas seulement la mémorisation. Les meilleurs candidats sont déclarés « grands admis » et intègrent directement la filière de leur choix. Pour les autres, une seconde chance est possible.

Le principe du numerus apertus bisontin

Le nombre de places attribuées aux étudiants de LAS à Besançon est fixé annuellement par l’ARS et l’Université de Franche-Comté. Si la tendance générale vise une répartition équilibrée entre PASS et LAS, les places peuvent varier selon les spécialités. En pharmacie ou en odontologie par exemple, les quotas peuvent être plus stables. En médecine, ils dépendent souvent des capacités d’accueil des hôpitaux universitaires.

Les épreuves orales de barrage

Pour les étudiants situés en liste complémentaire, une épreuve orale peut être organisée. Ces entretiens, bien qu’encore peu fréquents à Besançon, visent à évaluer des compétences transversales : communication, motivation, esprit d’équipe, capacité à gérer le stress. Ce n’est pas un examen de connaissance, mais un test d’aptitude. Préparer ces oraux en amont, même sans en faire, peut faire la différence.

Réussir sa première année de santé en Franche-Comté

La réussite en LAS ne tient pas à un coup de chance. Elle repose sur une organisation rigoureuse et une gestion intelligente de son énergie. Beaucoup d’étudiants sous-estiment la charge de la majeure, au profit de la mineure. Erreur. Chaque semestre compte, chaque UE peut faire basculer le classement. Il faut donc trouver un équilibre entre excellence en santé et sérieux en licence.

L'importance du tutorat et des prépas

Le Tutorat Santé Besançon joue un rôle clé : annales, colles, méthodologie, accompagnement psychologique. Il est souvent gratuit, accessible à tous, et porté par des étudiants plus avancés. Mais l’accompagnement externe peut compléter ce dispositif : un encadrement privé, bien structuré, permet d’éviter l’isolement, de suivre un planning précis et de bénéficier d’un retour personnalisé.

Organisation et gestion du temps de travail

La règle d’or ? Traiter les deux blocs comme deux priorités égales. Cela signifie 75 % du temps sur la licence, 25 % sur la santé - mais avec une intensité accrue à l’approche des examens. Commencer à réviser en septembre, et non en mai, c’est déjà gagner six mois d’avance. Prévoir des pauses, des nuits complètes, et un minimum de vie sociale, ce n’est pas de la flemme : c’est de la performance durable.

Exploiter les ressources numériques de l'UFC

L’Université de Franche-Comté met à disposition des étudiants des outils puissants via sa plateforme Moodle : cours, QCM interactifs, forums. S’y connecter régulièrement, télécharger les supports dès leur mise en ligne, et s’entraîner sur les annales disponibles, c’est se mettre en condition réelle. Utiliser des applications de gestion de temps ou de flashcards peut aussi renforcer la mémorisation.

  • 🎯 Anticipation : commencer les révisions dès la rentrée, même pour les UE lointaines.
  • 🥗 Hygiène de vie : sommeil, alimentation, activité physique - le cerveau a besoin de carburant.
  • 👥 Groupes de travail : échanger avec ses pairs renforce la compréhension et la motivation.
  • 📚 Entraînements réguliers : les QCM doivent devenir un réflexe, pas une surprise.
  • 🧘 Maîtrise du stress : respirer, se recentrer, accepter l’erreur - c’est humain.

Les passerelles et la réorientation après une LAS

Le grand avantage de la LAS ? Elle ne condamne jamais à une année blanche. Si l’accès en deuxième année de santé n’est pas obtenu, l’étudiant conserve ses 60 crédits ECTS. Il peut soit retenter sa chance en LAS 2 ou LAS 3 (dans la limite de deux tentatives), soit poursuivre sa licence dans une autre spécialité ou envisager une réorientation.

Retenter sa chance en LAS 2 ou LAS 3

Deux tentatives sont autorisées après l’obtention du baccalauréat. Cela signifie qu’un étudiant peut s’inscrire en LAS 1, échouer au classement, valider sa licence, puis se réinscrire en LAS 2 (sous condition d’admissibilité). Cette possibilité est un vrai filet de sécurité, mais elle exige de ne pas se reposer : chaque année doit être prise au sérieux.

Valoriser ses crédits ECTS en licence classique

Une licence en biologie ou en chimie ouvre naturellement la porte à des masters en recherche, en environnement, ou en biotechnologies. Une licence en droit peut mener vers les concours de la fonction publique ou des études poussées en droit de la santé. Même une STAPS peut déboucher sur des métiers d’accompagnement en activité physique adaptée. À Besançon, ces passerelles sont bien identifiées et accompagnées par les services universitaires.

Les débouchés alternatifs dans le paramédical

Nombre de métiers du paramédical - ergothérapeute, audioprothésiste, orthoptiste - ne nécessitent pas d’avoir réussi le concours de santé en première année. Ils s’accèdent par concours spécifiques, souvent ouverts aux titulaires d’une licence. Une LAS bien menée, même sans classement, donne ainsi un avantage certain dans la préparation de ces examens, grâce aux bases solides en sciences humaines et en biologie acquises.

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Tobie
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